Enfin bref. Mes parents viennent tout juste de rentrer du Maroc et je suis bien content de savoir qu'ils s'endorment de nouveau dans une pièce voisine (et oui comme tout bon méditerranéen qui se respecte, je suis un fils à maman). Après quelques formules d'usage, échanges de cadeaux et un traditionnel repas de famille, je profite de l'occasion pour pratiquer deux de mes activités préférées: m'allonger sur les genoux de ma mère pendant qu'elle me caresse les cheveux et parler politique/actualités avec mon père.
Suit donc une longue conversation où je lui résume les municipales avignonnaise. Une fois ce sujet détaillé, mon père en évoque un autre, dont je n'ai nullement entendu parler: en ce moment, il y a des famines en Egypte.
Peut-être que cette nouvelle ne vous fera aucun effet, mais le blogger en fut tout étourdi. L'arrogance de se sentir maitre de l'information, de gérer avec aisance la surabondance des médias, d'être toujours au courant de l'actualité... quand tout cela vole en éclat, nul n'en ressort indifférent. Le pêché d'orgueil ne se ressent qu'à la tombée des masques.
D'après mon père et des informations qu'il a reçues, la production de blé s'est vu fortement diminuée par l'état égyptien suite à un accord alimentaire avec les États-Unis d'Amérique (responsable rêvé pour un pays arabe). Et donc, la récente augmentation des cours du blé se répercutant directement sur le prix du pain, coupe le peuple égyptien de son aliment de base (dernièrement j'ai lu la même chose mais c'était sur le riz en Chine).
Suite à cela, je m'en vais sur mon ordinateur et google "Égypte + crise du pain". Les seuls liens, quelques forums, dont celui-ci qui me relaie une brève de l'AFP (cliquez sur le lien pour la lire). J'espère vraiment trouver un complément d'information dans le Nouvel Observateur ou dans le Courrier International. Après toutes ces heures de débat sur l'euthanasie, il serait peut être temps de parler de ceux qui veulent vivre.
